Things#2 08.16

Une première partie d’août. La plage, la mer, la lumière, le soleil, les glaces et les copains. Est-ce possible d’avoir des vacances plus parfaites ? Je ne pense pas. C’était bien, c’était beau, c’était dépaysant, c’était déculpabilisant, reposant et ressourçant. (en vrai ne t’en fais pas, la prochaine devrait être mieux)

Things 07.16

 

Ouvrir les yeux, savoir regarder autour de soi. Savoir voir et observer, ressentir la beauté sous notre nez. Se laisser embarquer par ce que l’on voit et ce à quoi cela nous fait penser, ce que cela nous procure. Le capter, pour l’éprouver encore. Pour le montrer. Apprendre à s’écouter, à cadrer comme on le sent, à sentir ce frisson qui nous dit que oui, là c’est bon. Tu le sens le sourire qui se dessine sur ta figure ? Celui qui arrive sans que l’on s’en rende compte parce qu’on est capable de savourer chaque petit moment qui paraît anodin. Savoir à quel point on est chanceux de vivre ça. Juste profite du moment. Ce moment où tu vois une lumière rasante verte, rose ou orange qui donne au nuage une profondeur incroyable, qui donne une ombre leur beauté. Qui dessine les arbres alentours. Une odeur de chaud dans les champs, dans le jardin, sur l’herbe. Ces petites boules de poil à qui on donne tant d’amour et de tendresse, pour qui on s’inquiète plus que de raison. Juste le plaisir de marcher, d’être en short ou de voir la mer. Se retrouver devant une photographie dans laquelle on se perd. Ce sont ces instants, ces petites babioles qui font ma vie que j’ai envie de te partager. Alors je sais que le montage n’est pas parfait. Ne m’en veux pas, je n’en avais jamais fait. Mais je vais apprendre, tranquillement, en faisant. J’imagine que toi et moi on verra les résultats et fur et à mesure du temps. Et peut être qu’un jour je te posterais une vidéo dont je serais fière du montage. En attendant je te partage quand même celle-ci, qui reflète mon mois de juillet, mes petits moments charmants, souriants, pleurants, frissonnants, d’amour et de tranquillité.

Youth

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Tableau derrière la fenêtre. 2016

J’ai souvent eu l’impression que j’avais besoin de descendre au fond du trou pour pouvoir remonter. Un peu comme si remonter en pleine chute n’était pas possible. Je ne peux pas prendre appuie sur de l’air. Alors qu’au fin fond, j’ai la terre sous mes pieds, pour prendre mon appui, appuyer bien fort, prendre de l’élan, sauter et remonter. Parfois, je ne sais pas si tu as remarqué mais quand tes pieds touchent le sol tu as un déclic, clac, clic, oui, un peu comme un bruit du diaphragme de l’appareil photo. Et ça repart, je te jure que ça repart. C’est fou comme tout paraît plus facile, comme l’attention est comme …plus facile. Fluide, limpide, ruisselante. Je vois mieux. Je t’assure, je vois mieux, je vois la beauté autour de moi, je filme, je photographie plein de chose, la beauté autour de moi, des petits moments comme ça, qui sont si beaux et si plaisants à regarder. À contempler. Je t’en posterais quelques uns ici promis. Prendre le temps, prendre le temps de regarder et de sentir. Sentir les choses à l’intérieur, le bonheur, le plaisir du soleil sur la peau, des craquements de l’herbe, des brindilles sous mes pieds, le sol est sec, c’est l’été, j’ai le temps. Toutes ces lumières magnifiques, la couleur or dans les champs, l’odeur des barbuc’, manger dehors (un des plus beaux plaisir de la vie..) sentir le vent et la brise quand j’ai trop chaud sur mon visage. Sourire. Le bruit de la bouteille de rosé débouchée, le bruit des verres entre eux, pouvoir être en short tous les jours, les soirées à veiller, le ciel si beau au crépuscule, chaque soir différent. Ces moments me rendent légére, je me surprends souvent à sourire seule parce que putain c’est beau tout ça. Envie de pleins de choses et toutes ces idées reviennent. C’est le tourbillon, je m’y perds. Mais je m’en fou tu sais, c’est mon bordel, et ça fait du bien. J’ai moins peur. Ouais t’as vu, c’est moi qui dit ça. J’ai moins peur, je crois que j’ai grandi, là, en l’espace en deux semaines. Je deviens plus adulte et j’aime ça. Je sens la douce odeur de l’indépendance. Bon parfois l’odeur fétide du rejet revient, oui parfois. Ça tord un peu le ventre, mais ça va. Je ne pense plus à ce qu’il me faudrait pour me sentir mieux. L’envie d’avancer, d’assumer, de vivre. Putain envie de vivre quoi. Je suis contente. Et j’ai du mal à écrire la joie, le bien. Je suis bien plus à l’aise dans la mélancolie et la froideur. Mais je me sens légère, alors je me suis dit que ça pourrait être positif de te le dire nan ? Ouais je pense. Matisse disait que la créativité demande du courage. Peut être que c’est ça, peut être que je deviens courageuse.

Je suis moi. NACH

« J’veux être belle mais j’y arrive pas. Dans ma tête, c’est pas la joie. C’est la fête dehors, on danse, On s’embrasse, et moi je pense. Je les vois, les jolies filles, Dans les rues elles me titillent. Leur démarche douce et fragile, M’insupporte, ça m’rend hostile.
Je suis moi, rien que moi. J’ai dans ma ligne de mire, Celle que je ne suis pas
Je suis moi, rien que moi.
En soirée, les belles plantes Se déhanchent, flamboyantes En paillettes et en oeillades
C’est un fait, ça m’rend malade.
Moi, jalouse? Pas du tout. Bon, d’accord, allez j’avoue J’voudrais bien, rien qu’une fois
Qu’on m’regarde un peu comme ça.
Un beau jour, mon heure viendra, A mon tour, la candeur et l’éclat.
Je suis moi, rien que moi J’ai dans ma ligne de mire
Celle que je ne suis pas
Je suis moi, rien que moi.
J’ai du charme, c’est c’qu’on me dit. C’est un drame, j’veux être jolie. J’ai brisé tous mes miroirs, Si belle, si bien dans le noir.
Je suis moi, rien que moi J’ai dans ma ligne de mire
Celle que je ne suis pas
Je suis moi, rien que moi »

Nach

Marques

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C’est quoi ça ? Ça fait mal si je touche ? Ça dépend, non, maintenant plus trop. C’est juste moche, mais ça va partir. Il y a des marques qui restent, et d’autres non. Il y en a qui se voit et d’autres non. Douloureuses ou pas, sur le coup, dans la durée. Et d’autres encore qui attendent. Des petits vaisseaux qui éclatent, des aiguilles pleines d’encre dans la peau, des coups, des coupures, des griffures, des mots, des phrases, une expression, un sourire, un rire, un regard, un geste. Cela peut donner des marques, laisser des traces et il faut parfois se les trimballer comme des petites casseroles accrochées à nos pieds, silencieuses ou non. Des fois on en est fier, regarde comme elle brille, elle scintille, et même qu’on se voit dedans. Tu as vu ? Parfois elles sont sales, alors on essaie de les cacher le plus possible. Ne pas l’exposer, surtout pas, la planquer à tout prix. Parfois, elle ne paye pas de mine, mais bon sang qu’elle est lourde. Alors on est agacé, énervé, fatigué, on agit différemment. Cela influe sur notre humeur, bonheur, notre vie quoi. Blessure de guerre, griffure de tigre, chatouille de l’herbe, peu importe.

Dialogue intérieur

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Le lien, les liens ne sont pas forcément nocifs tu sais ? On te parle de liberté, d’indépendance. Être capable, seule. Oui, mais des fois on ne peut pas. Et personnellement je ne peux pas. J’ai besoin. Sans doute paradoxale, j’ai besoin de sentir ce lien avec quelqu’un pour être libre. Je ne sais pas exactement ce que ça déclenche. Je ne suis pas sûre de pouvoir l’expliquer. Peut être une poussée d’ego ? un tabouret de confiance. Une bonde dans la baignoire que l’on enlève, l’eau s’en va. Un peu. Et puis d’un coup tu as pied. Et tu respires, librement, facilement, sans penser. Sans réfléchir à ta respiration. Sans la conscientiser. Les mouvements se font si naturellement. Ça libère hein ? Je sais. Comme une impression d’avoir plus de place dans le cerveau, dans la conscience. Un poids parti, envolé, parti en fumée lui qui était si lourd, si chargé, si corpulent, indigeste. Tu vois, ça va. Je te l’avais dit. Ben oui, mais tu ne m’écoutes jamais aussi. Fais-moi confiance et tu verras tout ira bien. On va y arriver. On y arrive même t’as vu ? On continu comme ça c’est tout. Tu as même le droit à une si belle aide. Tu vas enlever la béquille et tu vas voir. Ça va le faire. Ça va carrément le faire même. Tu vas ressentir à nouveau. Le lien sera doux, comme une caresse, tu la ressentiras doucement et pourtant si fort, et tu auras des frissons. Le lien, fort, vivant. Un sourire, une émotion, des frissons, des larmes en souriant, une sagesse, des conseils, de l’amour, beaucoup, un déclic, et puis de l’amour encore, des projets. Tu es enfin rentré dans la boucle ! la boucle si méliorative. Ne la lâche pas ok ? Vis. Juste vis d’accord ? Le reste, on s’en fou. Prends ce lien, danse avec, enroule le, souris lui, serre le fort. Il sera parfois fragile tu le sais, mais chéris-le. Regarde le, admire le. Il est beau hein ? Oui il est joli, touchant, précieux. Ne merde pas ok ? Pas cette fois-ci. Nan parce que t’as gouté à quelque chose de chouette, t’y as le droit. Alors continu. Et il fallait que je te dise, je suis fière de toi.