à l’orée de la chute/du sourire

p1120250-jpg_effectedPar moment, tu as beau donner le meilleur de toi même tu ne peux empêcher la chute, clairement tu te casses la gueule. Ça fait mal, putain ouais. L’envie de partir, loin, là ou personne ne me connait. Voyager, partir. S’évader. Je te promets que ce n’est pas une fuite. Je reviendrais. Enfin je crois. Mais tu vois toutes les bonnes résolutions ? Cette bonne énergie, ce déclic qui avait fait tant de bien ? Souviens-toi, parce que ces souvenirs sont doux et il va te falloir de la force. Il suffit d’une phrase, d’un mot et on retombe dans ses mauvais travers. Tu as vu comme c’est facile de retomber comme ça ? Ca ne prévient pas. Mais c’est pas grave hein ? Nan ce n’est pas grave, tu vas t’accrocher et tu vas avancer. Je. Ouais, je. Tu fais des efforts, et ça va aller, ce n’est pas possible que tout ça soit arrivé pour une courte période. Rouvre les yeux Mathilde putain. Oui, j’ouvre les yeux, il va falloir ressentir les saveurs. Vider la tête pour être capable de savourer un sourire. Le soleil va partir tu sais, je sais que ça t’angoisse. Mais ça va aller, pense à tes grosses écharpes, à tes pulls, à tes bottines. Tu le sais que j’aime ça, regarder le soleil, le sentir comme une main posée sur ma joue. Je vais essayer de te promettre un truc, c’est d’arrêter de me réfugier dans le fait que j’ai besoin de quelqu’un pour avancer, pour vivre. Promis. J’avais fait des pas de géants et parfois on recule. Mais c’est pas grave hein ? Nan c’est pas grave. Garde la confiance, surtout garde la tu m’entends ? J’enfile mon sweat Wear Lemonade. Mettre mon casque, de la musique à fond. Et bouger ses fesses. Sentir son corps si léger. Avancer, continuer d’avancer. C’est confus putain, pardon. Oui c’est confus, mais la confusion ça peut être chouette nan. La complexité ça peut être beau, c’est beau, fais-en quelque chose. T’entends là, ce moment dans ce morceau qui raisonne comme un gimmick qui te fait sourire en meme temps que les larmes peuvent apparaître. La libération tu vois. Alors souris, reprends ton courage, ton rouge à lèvre, tes pinceaux et avance ma fille. Le bout du tunnel vaut le coup, j’en suis sûre. L’été est fini et cette fin a rarement était aussi violente. Je ne m’y attendais pas. Mais les claques je commence a avoir l’habitude. Finalement avoir mal c’est peut être bon signe. Regarde comme tu es vivante. Comme tu ressens, sert-en bon sang. Aller, va courir sous la pluie, arrête de te regarder sous toutes les coutures. Trouves toi jolie tu m’entends ? C’est important. Reprends ton thé, tes bouquins. Tes post-it, annote partout. Continue l’huile seche sur tes jambes, ça sent les vacances. Encore un peu. Respire, ça va aller je te le promets. On ne va pas se laisser faire. Et ce sera une jolie année, avec pleins de choses à en retirer. Et des belles victoires au bout. Garde moi ce truc qui pétille dans tes yeux ok ? à toi de me le promettre maintenant, c’est important.

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Things#2 08.16

Une première partie d’août. La plage, la mer, la lumière, le soleil, les glaces et les copains. Est-ce possible d’avoir des vacances plus parfaites ? Je ne pense pas. C’était bien, c’était beau, c’était dépaysant, c’était déculpabilisant, reposant et ressourçant. (en vrai ne t’en fais pas, la prochaine devrait être mieux)

Things 07.16

 

Ouvrir les yeux, savoir regarder autour de soi. Savoir voir et observer, ressentir la beauté sous notre nez. Se laisser embarquer par ce que l’on voit et ce à quoi cela nous fait penser, ce que cela nous procure. Le capter, pour l’éprouver encore. Pour le montrer. Apprendre à s’écouter, à cadrer comme on le sent, à sentir ce frisson qui nous dit que oui, là c’est bon. Tu le sens le sourire qui se dessine sur ta figure ? Celui qui arrive sans que l’on s’en rende compte parce qu’on est capable de savourer chaque petit moment qui paraît anodin. Savoir à quel point on est chanceux de vivre ça. Juste profite du moment. Ce moment où tu vois une lumière rasante verte, rose ou orange qui donne au nuage une profondeur incroyable, qui donne une ombre leur beauté. Qui dessine les arbres alentours. Une odeur de chaud dans les champs, dans le jardin, sur l’herbe. Ces petites boules de poil à qui on donne tant d’amour et de tendresse, pour qui on s’inquiète plus que de raison. Juste le plaisir de marcher, d’être en short ou de voir la mer. Se retrouver devant une photographie dans laquelle on se perd. Ce sont ces instants, ces petites babioles qui font ma vie que j’ai envie de te partager. Alors je sais que le montage n’est pas parfait. Ne m’en veux pas, je n’en avais jamais fait. Mais je vais apprendre, tranquillement, en faisant. J’imagine que toi et moi on verra les résultats et fur et à mesure du temps. Et peut être qu’un jour je te posterais une vidéo dont je serais fière du montage. En attendant je te partage quand même celle-ci, qui reflète mon mois de juillet, mes petits moments charmants, souriants, pleurants, frissonnants, d’amour et de tranquillité.

Youth

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Tableau derrière la fenêtre. 2016

J’ai souvent eu l’impression que j’avais besoin de descendre au fond du trou pour pouvoir remonter. Un peu comme si remonter en pleine chute n’était pas possible. Je ne peux pas prendre appuie sur de l’air. Alors qu’au fin fond, j’ai la terre sous mes pieds, pour prendre mon appui, appuyer bien fort, prendre de l’élan, sauter et remonter. Parfois, je ne sais pas si tu as remarqué mais quand tes pieds touchent le sol tu as un déclic, clac, clic, oui, un peu comme un bruit du diaphragme de l’appareil photo. Et ça repart, je te jure que ça repart. C’est fou comme tout paraît plus facile, comme l’attention est comme …plus facile. Fluide, limpide, ruisselante. Je vois mieux. Je t’assure, je vois mieux, je vois la beauté autour de moi, je filme, je photographie plein de chose, la beauté autour de moi, des petits moments comme ça, qui sont si beaux et si plaisants à regarder. À contempler. Je t’en posterais quelques uns ici promis. Prendre le temps, prendre le temps de regarder et de sentir. Sentir les choses à l’intérieur, le bonheur, le plaisir du soleil sur la peau, des craquements de l’herbe, des brindilles sous mes pieds, le sol est sec, c’est l’été, j’ai le temps. Toutes ces lumières magnifiques, la couleur or dans les champs, l’odeur des barbuc’, manger dehors (un des plus beaux plaisir de la vie..) sentir le vent et la brise quand j’ai trop chaud sur mon visage. Sourire. Le bruit de la bouteille de rosé débouchée, le bruit des verres entre eux, pouvoir être en short tous les jours, les soirées à veiller, le ciel si beau au crépuscule, chaque soir différent. Ces moments me rendent légére, je me surprends souvent à sourire seule parce que putain c’est beau tout ça. Envie de pleins de choses et toutes ces idées reviennent. C’est le tourbillon, je m’y perds. Mais je m’en fou tu sais, c’est mon bordel, et ça fait du bien. J’ai moins peur. Ouais t’as vu, c’est moi qui dit ça. J’ai moins peur, je crois que j’ai grandi, là, en l’espace en deux semaines. Je deviens plus adulte et j’aime ça. Je sens la douce odeur de l’indépendance. Bon parfois l’odeur fétide du rejet revient, oui parfois. Ça tord un peu le ventre, mais ça va. Je ne pense plus à ce qu’il me faudrait pour me sentir mieux. L’envie d’avancer, d’assumer, de vivre. Putain envie de vivre quoi. Je suis contente. Et j’ai du mal à écrire la joie, le bien. Je suis bien plus à l’aise dans la mélancolie et la froideur. Mais je me sens légère, alors je me suis dit que ça pourrait être positif de te le dire nan ? Ouais je pense. Matisse disait que la créativité demande du courage. Peut être que c’est ça, peut être que je deviens courageuse.

Je suis moi. NACH

« J’veux être belle mais j’y arrive pas. Dans ma tête, c’est pas la joie. C’est la fête dehors, on danse, On s’embrasse, et moi je pense. Je les vois, les jolies filles, Dans les rues elles me titillent. Leur démarche douce et fragile, M’insupporte, ça m’rend hostile.
Je suis moi, rien que moi. J’ai dans ma ligne de mire, Celle que je ne suis pas
Je suis moi, rien que moi.
En soirée, les belles plantes Se déhanchent, flamboyantes En paillettes et en oeillades
C’est un fait, ça m’rend malade.
Moi, jalouse? Pas du tout. Bon, d’accord, allez j’avoue J’voudrais bien, rien qu’une fois
Qu’on m’regarde un peu comme ça.
Un beau jour, mon heure viendra, A mon tour, la candeur et l’éclat.
Je suis moi, rien que moi J’ai dans ma ligne de mire
Celle que je ne suis pas
Je suis moi, rien que moi.
J’ai du charme, c’est c’qu’on me dit. C’est un drame, j’veux être jolie. J’ai brisé tous mes miroirs, Si belle, si bien dans le noir.
Je suis moi, rien que moi J’ai dans ma ligne de mire
Celle que je ne suis pas
Je suis moi, rien que moi »

Nach

Marques

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C’est quoi ça ? Ça fait mal si je touche ? Ça dépend, non, maintenant plus trop. C’est juste moche, mais ça va partir. Il y a des marques qui restent, et d’autres non. Il y en a qui se voit et d’autres non. Douloureuses ou pas, sur le coup, dans la durée. Et d’autres encore qui attendent. Des petits vaisseaux qui éclatent, des aiguilles pleines d’encre dans la peau, des coups, des coupures, des griffures, des mots, des phrases, une expression, un sourire, un rire, un regard, un geste. Cela peut donner des marques, laisser des traces et il faut parfois se les trimballer comme des petites casseroles accrochées à nos pieds, silencieuses ou non. Des fois on en est fier, regarde comme elle brille, elle scintille, et même qu’on se voit dedans. Tu as vu ? Parfois elles sont sales, alors on essaie de les cacher le plus possible. Ne pas l’exposer, surtout pas, la planquer à tout prix. Parfois, elle ne paye pas de mine, mais bon sang qu’elle est lourde. Alors on est agacé, énervé, fatigué, on agit différemment. Cela influe sur notre humeur, bonheur, notre vie quoi. Blessure de guerre, griffure de tigre, chatouille de l’herbe, peu importe.