Youth

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Tableau derrière la fenêtre. 2016

J’ai souvent eu l’impression que j’avais besoin de descendre au fond du trou pour pouvoir remonter. Un peu comme si remonter en pleine chute n’était pas possible. Je ne peux pas prendre appuie sur de l’air. Alors qu’au fin fond, j’ai la terre sous mes pieds, pour prendre mon appui, appuyer bien fort, prendre de l’élan, sauter et remonter. Parfois, je ne sais pas si tu as remarqué mais quand tes pieds touchent le sol tu as un déclic, clac, clic, oui, un peu comme un bruit du diaphragme de l’appareil photo. Et ça repart, je te jure que ça repart. C’est fou comme tout paraît plus facile, comme l’attention est comme …plus facile. Fluide, limpide, ruisselante. Je vois mieux. Je t’assure, je vois mieux, je vois la beauté autour de moi, je filme, je photographie plein de chose, la beauté autour de moi, des petits moments comme ça, qui sont si beaux et si plaisants à regarder. À contempler. Je t’en posterais quelques uns ici promis. Prendre le temps, prendre le temps de regarder et de sentir. Sentir les choses à l’intérieur, le bonheur, le plaisir du soleil sur la peau, des craquements de l’herbe, des brindilles sous mes pieds, le sol est sec, c’est l’été, j’ai le temps. Toutes ces lumières magnifiques, la couleur or dans les champs, l’odeur des barbuc’, manger dehors (un des plus beaux plaisir de la vie..) sentir le vent et la brise quand j’ai trop chaud sur mon visage. Sourire. Le bruit de la bouteille de rosé débouchée, le bruit des verres entre eux, pouvoir être en short tous les jours, les soirées à veiller, le ciel si beau au crépuscule, chaque soir différent. Ces moments me rendent légére, je me surprends souvent à sourire seule parce que putain c’est beau tout ça. Envie de pleins de choses et toutes ces idées reviennent. C’est le tourbillon, je m’y perds. Mais je m’en fou tu sais, c’est mon bordel, et ça fait du bien. J’ai moins peur. Ouais t’as vu, c’est moi qui dit ça. J’ai moins peur, je crois que j’ai grandi, là, en l’espace en deux semaines. Je deviens plus adulte et j’aime ça. Je sens la douce odeur de l’indépendance. Bon parfois l’odeur fétide du rejet revient, oui parfois. Ça tord un peu le ventre, mais ça va. Je ne pense plus à ce qu’il me faudrait pour me sentir mieux. L’envie d’avancer, d’assumer, de vivre. Putain envie de vivre quoi. Je suis contente. Et j’ai du mal à écrire la joie, le bien. Je suis bien plus à l’aise dans la mélancolie et la froideur. Mais je me sens légère, alors je me suis dit que ça pourrait être positif de te le dire nan ? Ouais je pense. Matisse disait que la créativité demande du courage. Peut être que c’est ça, peut être que je deviens courageuse.

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