C’était une jolie année finalement

 

IMG_3592

Ca fait longtemps que je n’ai pas écrit ici, le passage en 2018 est un bon prétexte pour avoir envie de faire le bilan et accessoirement de prendre d’autres habitudes, avoir envie de changement.

En 2017 j’ai : travaillé dans 2 milieux aux antipodes l’un de l’autre. D’un côté, travailler avec des personnes en difficulté sociale et scolaire. De l’autre, un milieu favorisé qui n’empêche pas d’apporté son lot de mal-être. Le métier au milieu restant le même : côtoyer des adolescents/jeunes adultes et les aider dans leur vie scolaire. Dans un cas j’ai du acquérir des qualités que je n’avais pas ou renforcer celles que j’avais déjà : la patience, l’organisation, la rigueur, le rapport aux autres, être une éponge mais pas trop, relativiser, prendre du recul.

J’ai aussi vécu plusieurs échecs qui n’ont pas été faciles et dont il a fallu se relever. J’ai voulu reprendre mes études d’art, devoir repasser des concours, encore. Passer la moitié de l’année à constituer un dossier de toute pièce pour une énième fois ne pas trouver mon nom sur la liste. Encore une fois ne pas accéder à l’oral et avoir la chance de défendre ce que je suis, ce que je fais. Alors j’ai tenté une autre école, encore des dossiers, de la paperasse, des photocopies en veux-tu en voilà qui occupent tout le tapis du salon par petit tas, recompter toutes les feuilles, fermer l’enveloppe et croiser les doigts, avoir confiance, essayer en tout cas. Mais ça n’a pas marché non plus. Il faudrait leur dire aux mecs qui créent les mails automatiques de refus qu’ils pourraient être un chouia moins assassins ou au moins un minimum adaptés quoi. Mais bon. J’ai alors repris mes recherches de boulot, et j’ai trouvé.

J’ai rencontré le garçon de ma vie qui a chamboulé, beaucoup, beaucoup de choses. Il est entré dans ma vie au moment du deuxième échec, et il croyait déjà tellement en moi. J’ai encore beaucoup appris de moi même avec lui à mes côtés. J’ai découvert ce que c’était que d’aimer vraiment. J’ai compris pourquoi les chansons d’amour, pourquoi les films d’amour, pourquoi les poèmes, les livres… Pourquoi ce thème est partout. Parce que quand on le trouve c’est fou, et qu’on a forcément envie de l’exprimer, de crier sur les toits que la personne qui partage notre vie est fantastique, qu’il n’existe pas mieux. Que l’osmose est un sentiment incroyable, qu’on touche à peine le sol. La joie d’être avec quelqu’un, d’avoir la tranquillité que ça va aller, ne pas avoir peur qu’il parte, ou pas trop. On a envie de l’expliciter, forcément. Mais c’est comme la douleur, c’est comme être profondément mal, on ne peut pas le comprendre, on ne peut pas en avoir ne serait-ce qu’un vague sentiment tant qu’on ne l’a pas vécu. Il est arrivé et j’ai appris avec bonheur la vie à 2, rentrer dans une 2ième famille, avoir envie d’avancer et construire dressing après dressing notre vie. Elle est jolie notre vie, je l’aime beaucoup, je la chéri, je la vie. C’est ce changement de vie pas prévu et pourtant si facile qui me fait dire que 2017 a était belle et que l’année qui arrive le sera sans doute encore plus.

Globalement, cette année j’ai pris conscience de pas mal de choses que je savais déjà plus ou moins, mais que je n’arrivais pas à expliciter, ou à mettre en œuvre. Toutes ces expériences m’ont permis d’être capable de dire que je voulais être moi. Accepter ce que je suis, y trouver des jolies choses et ne pas essayer de changer constamment ce que je suis, sous prétexte que socialement c’est mieux accepté. Je ne me force plus à trouver des excuses là où il n’y a pas besoin d’en avoir. J’ose dire « parce que j’ai envie » ou « parce que je n’ai pas envie » point.

En 2017 j’ai continué de me faire tatouer, de mettre du rouge à lèvre, de boire du thé, beaucoup de thé, d’être émerveillée par la lumière, par le ciel, les nuages et les fleurs. J’ai repris la lecture doucement, mais avec beaucoup de plaisir, découvert la patate douce, trouver des parfums qui me rendent toute chose, rencontrer des gens fantastiques,. J’ai déménagé, acheté des plantes, eu mon premier sapin de noël à moi. Je me suis moins maquillée, j’ai rejoué aux sims, j’ai continué de regarder beaucoup (beaucoup) de séries. J’ai recommencé à mettre des boucles d’oreilles, j’ai continué d’apprendre à consommer mieux (même si je craque encore pour des trucs nuls). Je me suis mise à écouter beaucoup plus de rap et découvert des artistes fous. J’ai écouté aussi beaucoup plus de podcasts, j’ai découvert des personnalités très inspirantes.

Publicités

Billet d’humeur #2

FullSizeRender
21:12 14/09/17

Parfois, t’as froid. Le froid s’insinue partout, t’as beau empiler les couches, l’impression très désagréable que même tes os sont froids et que rien n’y fera. Le froid pour moi va de paire avec la notion de vide. Et surtout la sensation de vide. J’ai envie de remplir. Remplir mes placards, remplir les pièces, l’air de lumière, de chaleur, de son. Tout mais ne pas sentir le vide. Ni le froid. Ou au moins, avoir l’impression d’essayer d’y remédier un tant soit peu. Quand j’ai chaud, c’est l’inverse. J’ai l’impression d’un trop plein. Tu vois la sensation d’air saturé. L’air lourd, l’impression de lutter pour avancer, de sentir une résistance. Là c’est le vide. Même l’impression de vide dans mon corps, dans mon cerveau. Ne pas avoir d’idée, trop de pensée sans réellement réussir à en saisir une seule qui ai du sens. Tu patines dans la semoule sévère. Sache que le jazz réchauffe un peu mon espace. Le froid ramène certains démons aussi tu sais. La peur de la maladie, noël se rapprochant. Le problème du froid qui devient vide c’est que mes barrières disparaissent, juste l’impression d’être à découvert. Et nue, alors que putain, j’ai froid et j’ai envie d’être couverte. Ca supprime aussi la motivation, alors bouge toi bordel, bouge tes fesses, va dans la cuisine, fait bouillir de l’eau et fait toi un thé qui te ferais tant de bien, t’adores cette sensation de frissons et de chaleur dans tout ton corps. Alors t’attends quoi ? Et écoute un peu ce qu’on te dis aussi. Crois-le, je t’en prie, crois-le. Arrête de faire ta tête de mule, t’as une chance incroyable, alors profite, de chaque instant. Oui je sais oui, c’est bateau, mais putain, tellement vrai. Alors laisse toi emporter, laisser toi aimer, et aime, aime si fort que les larmes coulent. Parce que putain que c’est fort et que le seul moyen de ton corps pour l’exprimer c’est ça. Et bien pleure. Pleure de sentiments si fort. D’autant d’attention, de soutien, de tendresse, de désir, de niaiserie, de laisser aller, d’amour, de découverte, de nouveauté, de bonheur. Mange le ce bonheur, embrasse le. Et continue de l’embrasser lui aussi, toujours. Et ça tu vois, ça ça comble le vide. Oui. Bien sûr que ça rempli mon salon, mon appart’, mon cœur, ma tête et ma vie. Évidemment. Profiter de chaque frisson. De chaque pensée agréable. La chaleur émotionnelle. Les frissons sont encore là, mais crois-moi, ce ne sont plus les mêmes. Ils ne sont pas annonciateurs de froid. Sur ce, je vais me faire un thé.

Billet humeur

IMG_3269

Il est 20h23, le soleil est toujours levé même si la lumière décline. Et ça fait du bien. Je me sens revivre, je sors de mon hibernation moral et physique. L’énergie, la fatigue mais l’énergie encore. La magie de la lumière. Le soleil réchauffe le cœur. Donne espoir aussi, je crois. Tu vois la période ulcérique ? Ouais tu vois. Celle où t’as mal au ventre. Avances, parce que vraiment la pas le choix. Dans le flou mais avance quand même. Ne laisse pas la peur, surtout cette peur là t’envahir. Des fois je me demande si c’est parce que j’ai été trop aimé gamine que j’ai la phobie de l’abandon et de l’angoisse. Mais laisse moi te dire une chose, tu ne m’anéantiras pas. Je recommencerais, je referais l’erreur, je souffrirais et j’aurais le plaisir de sentir la douleur s’effacer. Le temps. Les minutes qui passent. Encore et surement encore. Le flou s’effacera bientôt pour laisser place à la nouveauté ou à autre chose. Mon cœur vibrera encore. Les deux s’emmêlent. Et c’est le bordel, phobie de la douleur. Ne jamais ressentir ça, et pourtant. Plus jamais ? T’es sûre ?. Force et envie de s’écrouler, se cacher, se faire oublier. Envie de lâcher tu vois ce que je veux dire. Abandonner, sous la couette. Juste un peu de répit. Puis repartir, et avoir peur, et le vide, et la froideur, et le rien à l’intérieur. Je t’avais dit, période ulcérique. Mais en vrai t’y arriveras. Le mantra, lâcher la peur, lâcher la peur, laisse la partir. Aller. Ouais voilà, c’est pas mal, continu. Lâche la peur. Lâche la peur bordel. Et remplis toi. Rempli toi d’amour, des personnes merveilleuses autour de toi. N’oublis pas, le soleil est là. Et la période des fraises arrive bientôt. Alors tu vois bien, tout va bien.

Encre

 

FullSizeRender (1).jpg_effected

Hier je me suis faite tatouer, une nouvelle fois. A chaque fois, cet acte nourri une certaine réflexion, ce que m’a donné envie d’écrire dessus. Peut être pour y voir plus clair, mais aussi pour te faire partager le pourquoi du comment de l’acte de me faire tatouer.

Déjà j’ai envie de te dire ce que représente pour moi tout ce manège. Je compare le fait de se faire tatouer à l’expérience du riz. Tu sais cette expérience qui vise à montrer l’influence de l’esprit sur la matière : j’écris des choses positives sur mon corps. Même si je ressens le besoin de me faire tatouer dans un moment où ça ne va pas ce sera toujours avec une pensée positive. Et donc quelque chose qui va me faire du bien. De positif (oui je me répète, mais c’est important). Je suis persuadée qu’encrer ce genre de message sur ma peau a un impacte mélioratif sur mon corps et l’énergie qui y circule.

 

En plus de ça, se faire tatouer c’est aussi agir sur mon corps. Je n’ai pas choisi ma taille, ma morphologie, mon poids (ou du moins mon métabolisme), mes cheveux, leur couleur etc. Le tatouage me permet d’agir durablement sur mon corps et c’est une vraie thérapie. Je ne supportais pas mes cuisses, depuis qu’elles sont tatouées, je les vois vraiment autrement. J’ai valorisé une partie de mon corps que je n’aimais pas. Pareille pour mes bras. Hier j’ai tatoué le derrière de mon bras, sur le triceps (ouais le muscle tout mou là) ben quand je regarde mes deux bras, j’ai l’impression que celui qui est tatoué est plus mince, plus fin. C’est peut être ridicule mais tant pis. Ca me permet de me voir autrement et ça fait du bien. J’habille ma peau avec des dessins, je rends mon corps plus joli, plus à mon gouts avec des choses que j’ai choisi. C’est une façon de reprendre le contrôle et de le valoriser.

 

Pour finir, hier je me suis rendu compte de quelque chose qui est plus lié à l’acte en lui même. Se faire tatouer n’est pas anodin comme acte. Tu le sais, ça fait mal, ce sont des aiguilles, tu te blesses. Tu agresses ton corps, tu le mutiles. Et je pense qu’il y a une sorte d’expiation. J’ai mal, ça me fait du bien, ça fait sortir tout pleins de choses. Et c’est aussi un dépassement de soi. Je me souviens très de la première fois que j’ai mis les pieds chez mon tatoueur, j’en suis sortie avec mon premier tatoo, son rendez-vous n’étant pas venu. Je me souviens de la fierté. Du « je l’ai fait. Toute seule comme une grande, je l’ai fait » et ce sentiment revient à chaque fois. Ca c’est l’après, mais même pendant il se passe des choses. Ce moment où tu as l’impression que la douleur va devenir insupportable, mais que ce n’est pas toi qui a le dermographe en main. Ce n’est pas toi qui décide de quand ça s’arrête (sauf si tu le demandes parce que vraiment tu as trop mal hein, évidemment). A chaque fois, c’est un comme un petit dépassement de soi. Et une fierté supplémentaire. J’adore sentir que j’ai mal mais voir le dessin qui restera toute ma vie sur ma peau. Et quand on y pense, pour toute la vie, la douleur n’est pas si terrible.

Et puis j’aime l’ambiance, j’aime être là bas. Le bruit, l’atmosphère. Le fait d’être entouré de gens évidemment bienveillant par rapport à ça. Qu’on me fasse des compliments sur ceux que j’ai déjà. Sur ce que je veux faire. C’est très tourné vers l’égo tout ça, je suis bien d’accord avec toi. Mais c’est ça qui fait du bien. C’est que c’est une sorte de rite de passage. D’acte pour soi, sur soi. Et seulement pour soi.

Je vais finir sur le fait que forcément, esthétiquement je trouve ça aussi très beau. Tous ces dessins sur une peau. J’ai la chance d’en avoir qui sont dessiner par des amis et qui vont rester sur moi pour toujours. Et ça, je considère que c’est une chance incroyable. J’aime ces peaux griffonnées, ce petit coté badass aussi faut l’avouer. Qui contraste avec mon apparence (et pas que) toute calme et gentille. J’aime le côté loubard qui contraste avec la finesse des traits.

Pyélonéphrite j’écris ton nom.

Il y a des moments où nous sommes obligés de prendre conscience de notre corps. Parfois (et c’est une des meilleures choses du monde) quand nous arrivons à profiter de l’instant, à focaliser notre attention sur ces moments où nous nous sentons bien, où notre corps nous fait du bien. Les frissons qui granulent notre peau et la sensation de froid-joyeux-qui-nous-fait-esquisser-un-sourire qui les accompagnent. Cela peut être simplement un bien être général. Tu sais quand tu es content, que tu sens cette énergie en toi. Ou alors tu es épuisé mais tu es content quand même et même sans énergie, ton corps est détendu, serein. J’essaie de me souvenir de ces moments là pour me faire du bien. Parce que des fois, on tire sur la corde, et ton corps te fait comprendre que stop, tu ne peux plus là, il ne peut plus. Et là, tu te rends comptes que tu l’avais oublié, tu n’y avais pas (plus) fait attention (pardon.) Et il t’oblige à sentir tout ce qui se passe en toi. Tout ce qui déconne. Commence la fatigue, qui tire. Qui tire tellement mais tu continus. Parce qu’il faut, parce que t’as pas le choix (je sais) et parce que ça va, faut pas déconner tout le monde est fatigué, c’est la période, je sais, la période nulle, du froid, du vent, et de la nuit. Des maladies. Des épidémies. Et toi même tu sais que quand tu passes à travers, c’est ta petite victoire. Et d’un coup, sans crier gare ton corps merde. Mais genre sérieux. Des organes souffrent. Les picotements, les litres d’eau avalés pour faire passer les brulures, les tiraillements, les brulures encore et la fatigue. Puis la fièvre. Puis la douleur, et la douleur encore encore et encore. Insupportable. Le stresse, la peur. Mais tu n’as pas le temps d’avoir peur, parce qu’il faut prendre ton courage à deux mains et y aller. Aller te faire soigner, en urgence. Des cachets, beaucoup de cachets, des examens, des visites. Et encore la douleur. Et tu planes, et ça tourne, et ça fait moins mal, et dormir enfin. Tu sais qu’encore une fois, t’es passé à côté d’un truc qui aurait pu être grave. Mais ça va. Ca va passer. En attendant ton infection de fait coucou sur une echo à base de zones rouge plus ou moins délimitées qui bougent un peu. Salut toi, c’était donc toi qui me fait si mal, qui m’a fait si peur, qui m’a donné l’impression de mourir de douleur. C’était pas cool, et si tu ne pouvais jamais revenir, crois-moi, je ne dis pas non. Je te dirais même merci je crois bien. Parce que putain quoi. Les jours passent, ça va mieux, de jours en jours. Tu sais ces petits moments ou chaque instant sans douleur est une petite victoire. Et surtout un soulagement. T’enfiles un jean, tu passes l’aspirateur, et tu peux sortir, marcher, un peu.

Des ces moments ou tu ne peux rien faire, clouer par la douleur, tu te rends compte de tout ce que t’aurais pu faire avant en allant bien. Et c’est frustrant. J’aurais pu trouver la force de travailler plus, ou non en fait, trouver la force de ne pas culpabiliser et de me reposer plus. Et faire ce que je veux en fait. Mais vivre.

Et au moment ou tu recommences à vivre, tu pensais que c’était fini et il y a autre chose qui te tombe dessus, et ça crois-moi, tu ne l’auras pas vu venir. C’est ton moral qui dégringole, c’est l’angoisse qui prend le dessus, c’est ton esprit qui s’embrouille. C’est sentir que ton corps va mieux, mais que ta tête carrément pas en fait. Elle t’a laissé tranquille un moment, parce que ce n’était pas la priorité. Certes, avoue, t’as pleuré un peu en rentrant chez moi au milieu de la nuit, toi, ta douleur et tes questionnements. Mais elle t’a vite abandonné un peu, parce que fallait de l’énergie pour autre chose, t’avais une infection à combattre. Mais là, ça allait mieux, et elle lâche ce qu’elle a vécu en arrière plan ta tête, parce que c’est beaucoup pour une seule personne, trop pour moi en tout cas. Là ça craque. Et c’est le bordel, parce que la peur bon sang la peur, le stresse, l’angoisse de tout. La pression, l’attente. Tout revient, et tu sais que tu vas devoir recombattre tout ça une fois de plus. Mais une chose est sûre, c’est que tu as eu le garçon près de toi, tu as eu des amis pleins d’amour, des collègues incroyables et bienveillants et que ça personne ne pourra l’enlever. Même pas une tête qui déconne un peu.

Mon roi.

Des illusions. Une folie qui envahie, et qui fait croire. Elle trompe, voile, floute et surtout biaise. Trompe la réalité. Non pas la réalité, elle biaise la perception, la dynamique dans laquelle nous sommes. Prendre de l’envole, pour nous surplomber nous même. Et se rendre compte. Contrer le biais. Contrer le voile. Contrer le flou et la tromperie. Remettre son cerveau à l’endroit. Le rassurer. La folie oui, mais pas celle là. Toi aussi tu te dis que tu as assez donné pour elle ? Ok, alors viens, juste prends moi la main, on s’en va, on passe notre tours. On garde notre réalité, celle que l’on perçoit et dans laquelle on est bien. Notre bonne dynamique. Tu veux bien ?

 

Le flot s’est arrêté. Mettre son casque, pour arrêter de l’entendre. Et soudain c’est bon, la tranquillité, la quiétude est revenue. Un sourire se dessine sur les lèvres et penser à la minute d’après n’est plus effrayant. Ça va ? Ça va. Je crois que c’est fini. Finalement ça n’a pas duré si longtemps. C’est bien. Laisse toi emporter, écoute ces sons, laisse les frissons t’envahir. Tu sens comme c’est bon ? Tu le ressens aussi j’en suis sûre. Le moment post. Réussir, ouais putain, réussir. C’est le moment de faire un dab, de faire un putain de fuck, vas y. Vivre, être là, ne plus survivre. Nan c’est bon. Oui, t’as raison je crois que c’est bon.